Suis-je hypnotisable ? La réponse honnête d'un hypnothérapeute à Lyon
C'est souvent la première question qu'on me pose. Avant même de parler du problème qui amène à consulter. Avant même de savoir si l'hypnose pourrait aider.
Et derrière cette question, il y a presque toujours la même peur silencieuse : celle de ne pas être "assez" hypnotisable. De payer pour rien. D'être le cas rare qui ne répond pas. D'être, encore une fois, à côté de quelque chose qui marche pour les autres mais pas pour soi.
Je comprends cette peur. Et je vais vous répondre honnêtement, avec ce que dit la science, et avec ce que je constate en cabinet à Lyon depuis plus de onze ans.
La réponse courte : très probablement oui
Selon les études sur la réceptivité hypnotique, la très grande majorité des personnes peuvent bénéficier de l'hypnose dans un cadre thérapeutique. Et ce chiffre grimpe encore quand le praticien sait vraiment adapter son approche à chaque profil, ce qui est précisément le principe de l'hypnose ericksonienne.
Ce que la science dit vraiment sur la réceptivité à l'hypnose
La réceptivité à l'hypnose n'est pas un interrupteur on/off. C'est un spectre. Et vous êtes quelque part sur ce spectre, pas en dehors.
Les chercheurs ont longtemps classé les gens en profils de réceptivité. Ce qui est intéressant, c'est que ces profils ne sont pas des cases fixes, ils évoluent selon le contexte, la relation avec le thérapeute, et l'approche utilisée.
Un "faible réceptif" avec un praticien autoritaire peut devenir un très bon sujet avec un praticien qui adapte son style. Ce n'est pas une limite. C'est une question de méthode.
Ce que j'observe depuis onze ans de pratique : après toutes ces années, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui ne pouvait pas être accompagné en hypnose. J'ai rencontré des personnes pour qui certaines approches ne convenaient pas. Jamais quelqu'un qui ne pouvait pas du tout.
La vraie question n'est pas "suis-je hypnotisable ?"
Elle est : "est-ce que je suis prêt(e) à essayer ?"
Parce que la réceptivité n'est pas une donnée fixe gravée dans le marbre. Elle dépend de plusieurs choses, et certaines sont directement entre vos mains.
La motivation joue un rôle central. Une personne sceptique mais curieuse, qui vient avec une vraie envie que ça fonctionne, obtient souvent de meilleurs résultats qu'une personne "très suggestible" qui vient à reculons.
L'intention compte énormément.
La capacité d'imagination compte aussi. Pas besoin d'être artiste ou créatif pour ça, il s'agit simplement de pouvoir vous représenter mentalement une sensation, une image, un souvenir. La quasi-totalité des gens en sont capables.
La confiance envers le thérapeute est peut-être le facteur le plus déterminant de tous.
L'état hypnotique se construit dans une relation. Un cadre bienveillant, sans jugement, où vous vous sentez vraiment en sécurité, c'est ça qui permet de lâcher prise. C'est pour ça que je prends toujours du temps au début de chaque séance, avant même de commencer, pour que vous sachiez exactement ce qui va se passer.
Et puis il y a l'expérience du praticien à s'adapter. Ce n'est pas à vous de "réussir" l'hypnose. C'est au thérapeute de créer les conditions qui correspondent à votre façon d'être, votre rythme, votre langage intérieur.
L'hypnose ericksonienne est précisément conçue pour s'adapter à chaque personne
C'est ce qui distingue fondamentalement l'hypnose ericksonienne des approches plus directives. Elle ne cherche pas à imposer un état standard. Elle part de là où vous êtes, votre rythme, votre façon de penser, votre langage intérieur, pour vous accompagner vers un état qui vous est naturel.
Un esprit analytique qui a besoin de comprendre avant de lâcher prise ? On prend le temps d'expliquer, on y va progressivement.
Une personne très contrôlante ? On construit la sécurité d'abord.
Quelqu'un qui a eu une mauvaise expérience avec l'hypnose par le passé ? On commence différemment. Le rythme, le vocabulaire, les métaphores, la profondeur de l'induction, tout s'adapte à la personne qui est en face.
C'est pour ça que la responsabilité de créer les bonnes conditions appartient au thérapeute. Pas au client(e).
Ce que j'entends souvent, et ce que j'y réponds
"Je suis trop rationnel(le), trop dans ma tête."
C'est peut-être la chose qu'on me dit le plus souvent. Et c'est aussi l'une des idées les plus fausses qui circulent sur l'hypnose.
Les personnes analytiques, rigoureuses, habituées à tout questionner ne sont pas de mauvais sujets hypnotiques. Elles sont souvent d'excellents sujets, parce qu'elles ont une bonne capacité de concentration et une vie intérieure riche. Ce qu'elles ont parfois en moins, c'est la permission de lâcher un peu le contrôle. Et ça, c'est quelque chose qu'on peut travailler ensemble, progressivement, en toute sécurité.
"J'ai peur de perdre le contrôle."
Pendant toute la séance, vous restez conscient(e). Vous entendez ma voix, vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux, interrompre la séance à tout moment. L'état hypnotique ressemble à ces moments où vous êtes absorbé(e) dans un livre au point de ne pas entendre qu'on vous appelle, vous étiez là, conscient(e), juste très focalisé(e) sur autre chose. Ce n'est pas une perte de contrôle. C'est une forme de concentration profonde.
"L'hypnose de spectacle m'a traumatisé(e)."
Je comprends. Les spectacles d'hypnose sélectionnent délibérément les 15 à 20 % de personnes les plus réactives, et les utilisent pour créer des effets visuels impressionnants. L'hypnothérapie n'a rien à voir avec ça. C'est une pratique sérieuse, douce, entièrement centrée sur ce que vous traversez et ce dont vous avez besoin. Mêmes mots, deux mondes radicalement différents.
"J'ai déjà essayé l'hypnose et ça n'a pas marché."
Ça ne signifie pas que vous n'êtes pas hypnotisable. Ça signifie peut-être que l'approche n'était pas adaptée à votre profil. Ou que la relation de confiance n'était pas au rendez-vous. Ou simplement que ce n'était pas le bon moment. Les praticiens sont différents, les méthodes sont différentes, les contextes sont différents. Une expérience décevante n'est pas une conclusion définitive.
"Et si l'hypnose ne fonctionne pas parce que je n'y crois pas ?"
Vous n'avez pas besoin d'y croire pour en bénéficier. L'hypnose n'est pas un acte de foi. Elle repose sur des mécanismes neurologiques réels, l'activation du système parasympathique, l'accès à l'inconscient, la modification des automatismes émotionnels. Ces mécanismes fonctionnent que vous y croyiez ou non. Ce dont vous avez besoin, c'est d'être là, avec une intention réelle de changement. Pas d'une conviction préalable.
Ce qu'il faut retenir : être dans la catégorie « moyenne » n'a rien de décevant.
C'est simplement la norme, et cela n'empêche absolument pas des résultats profonds et durables.
En consultation à Lyon, je travaille quotidiennement avec des personnes de ce profil, avec de très bons résultats.
Une hypnose légère suffit-elle ?
Oui. Et c'est quelque chose qui surprend beaucoup de personnes.
On imagine souvent qu'il faut atteindre une transe profonde, proche du sommeil, pour que l'hypnose soit efficace. Ce n'est pas exact. Les états hypnotiques légers à moyens, ceux que vivent la grande majorité des personnes, permettent un accès réel à l'inconscient et un travail profond et durable.
Ce que vous ressentez en séance peut être plus discret que ce que vous imaginiez. Une relaxation profonde, des pensées qui se font plus fluides, une sensation légère de flottement. Et c'est suffisant. Largement.
Les rares situations où l'hypnose n'est pas recommandée
La transparence fait partie de mon éthique. Il existe quelques situations dans lesquelles l'hypnothérapie n'est pas le bon outil, et je préfère vous le dire clairement.
L'hypnose utilise l'imagination, la visualisation et un état modifié de conscience. Pour la grande majorité des gens, c'est parfaitement sûr. Mais chez des personnes dont la structure psychique est fragilisée, ces mécanismes pourraient aggraver les symptômes. C'est notamment le cas pour les personnes souffrant de schizophrénie ou de troubles psychotiques actifs, de troubles dissociatifs sévères, d'épisodes bipolaires non stabilisés, ou de certaines formes d'épilepsie non contrôlée.
Dans ces situations, je vous orienterai honnêtement vers des professionnels de santé mentale mieux adaptés. Si vous avez un doute sur votre situation, parlez-m'en avant votre première séance, un échange de quelques minutes suffit à clarifier.
Je reçois à partir de 16 ans uniquement.
Ce que j'observe en cabinet depuis dix ans
Les personnes qui bénéficient le plus de l'hypnose ne sont pas forcément celles qui y croyaient le plus en arrivant.
Ce sont souvent des gens qui ont "tout essayé". Qui sont épuisés de se battre contre eux-mêmes. Qui arrivent avec peu d'espoir mais une vraie envie que quelque chose change enfin. Et qui repartent, après la première séance, avec cette sensation étrange et précieuse : quelque chose s'est déposé.
Ce n'est pas de la magie. Ce n'est pas inexplicable. C'est simplement ce qui se passe quand on va travailler là où le problème se loge vraiment, dans l'inconscient, plutôt qu'en surface.
Si vous cherchez un accompagnement pour le stress et l'anxiété, la confiance en soi, un blocage qui résiste depuis trop longtemps...ces problématiques répondent très bien à l'hypnothérapie. Et vous êtes très probablement assez réceptif(ve) pour en bénéficier.
En moyenne, comptez 3 séances pour observer une évolution significative. La première est souvent celle de la découverte, et de la surprise.
Pour en savoir plus sur mon parcours et ma façon de travailler, c'est par ici.
Je reçois en cabinet à Lyon 9 (Vaise), accessible depuis Lyon 5, la Presqu'île, Tassin, Écully et l'ouest lyonnais. Et pour ceux qui préfèrent travailler depuis chez eux, je propose des séances à distance en visioconférence, aussi efficaces qu'en présentiel.
Prenez rendez-vous dès aujourd'hui, en cabinet à Lyon ou à distance. Si vous souhaitez d'abord lire des retours de personnes accompagnées, les témoignages sont là pour ça.
Questions fréquentes — réceptivité à l'hypnose
Suis-je hypnotisable si j'ai un esprit très analytique ?
Oui, et souvent même mieux que la moyenne. Les personnes analytiques ont généralement une bonne capacité de concentration et une vie intérieure riche. Ce qu'elles ont parfois besoin de travailler, c'est simplement la permission de relâcher un peu le contrôle. En séance, on y va progressivement, à votre rythme.
Est-ce que l'hypnose fonctionne si on n'y croit pas ?
Oui. L'hypnose ne repose pas sur une conviction préalable. Elle repose sur des mécanismes neurologiques réels qui fonctionnent indépendamment de vos croyances. Ce dont vous avez besoin, c'est d'être là avec une intention réelle de changement, pas d'y croire de tout votre cœur.
Une séance légère, sans transe profonde, peut-elle vraiment être efficace ?
Tout à fait. Les états hypnotiques légers à moyens, ceux que vivent la grande majorité des personnes, permettent un accès réel à l'inconscient et un travail profond et durable. Vous n'avez pas besoin d'être "complètement parti(e)" pour que ça fonctionne.
Est-ce que je peux rester bloqué(e) sous hypnose ?
Non, c'est impossible. Sans sollicitation de ma part, vous revenez naturellement à un état de conscience ordinaire en quelques minutes, comme on se réveille spontanément d'une relaxation profonde. Aucune expérience documentée ne rapporte quelqu'un "bloqué" en hypnose.
Combien de séances faut-il pour obtenir des résultats ?
En moyenne 3 séances pour observer une évolution significative. Certaines problématiques précises, phobies spécifiques, arrêt du tabac, peuvent évoluer en 2 à 3 séances. D'autres sujets plus profonds demandent un peu plus de temps. Lors du premier rendez-vous, nous ferons le point ensemble.
L'hypnose fonctionne-t-elle à distance ?
Oui, avec la même efficacité qu'en présentiel. L'état hypnotique ne nécessite pas une présence physique. Vous avez besoin d'un endroit calme, d'une connexion stable, et d'un casque si possible. Pour en savoir plus, consultez la page dédiée aux séances à distance.
L'hypnose thérapeutique est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?
Non. L'hypnothérapie n'est pas prise en charge par la Sécurité sociale. Certaines mutuelles remboursent cependant une partie des séances, renseignez-vous auprès de la vôtre. Je peux vous fournir une facture pour faciliter votre démarche. Les tarifs sont disponibles sur la page Infos pratiques.
Cet article est rédigé à titre informatif par Christophe Deville, hypnothérapeute ericksonien à Lyon depuis 2015. L'hypnothérapie est une pratique complémentaire et ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique.
